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Compréhension de texte difficile, diverses habiletés en jeu

 

Quand un élève éprouve des difficultés de compréhension de texte, il existe rarement une cause unique à ces difficultés. En effet, décoder les mots ne suffit pas. Il faut se faire une image mentale de ce qu’on lit. Mais que faut-il faire exactement pour se créer cette image mentale?

 

 

Identification des mots

 

Source: azcoloriage

Décoder, identifier, comprendre :

  • Décoder les lettres pour identifier les mots est l’habileté de base à développer pour pouvoir comprendre un texte.
  • Typiquement, les élèves éprouvant des difficultés en identification de mots (ex : dyslexie) dédieront toutes leurs ressources mentales à essayer de déchiffrer ce qu’ils lisent.
  • Il reste ainsi peu de ressources pour réfléchir à la signification des mots lus, mettre en lien les différents mots et réfléchir au sens global de la phrase.
  • C’est comme si vous étiez en mesure de décoder les mots d’une langue étrangère sans la comprendre.

 

D’ailleurs, comment pouvez-vous garder en mémoire tout un paragraphe lorsque décoder deux mots vous a pris beaucoup de temps? Un enfant prenant du temps à décoder aura plus de difficulté à retenir toute l’information en mémoire.

 

 

Faire des liens et…des inférences

 

Nécessité de l’imagerie mentale:

  • Il s’agit de mettre en lien les différentes informations pour se former une image mentale complète, riche et cohérente de ce qu’on vient de lire.

    Source: Blog Hop’Toys

  • D’abord, il faut mettre en lien l’information lue en ce moment avec celle qu’on a lue dans les phrases et paragraphes précédents.
  • Cela nous permet de créer bien plus qu’une image mentale, mais plutôt un film mental au fur et à mesure qu’on lit.

 

Toutefois, pour bien comprendre ce qui se passe, relier entre elles seulement les informations lues dans le texte ne suffit pas. Voici un exercice:

 

IL ENFILA SA COMBINAISON, PLAÇA SES LUNETTES SUR SON VISAGE ET ATTACHA FERMEMENT SON HARNAIS. PUIS, IL S’APPROCHA DU BORD DE L’APPAREIL, TOURNA SA TÊTE VERS LE PILOTE, LE SALUA ET SAUTA DANS LE VIDE.

 

Qu’est-ce qui vous a permis de déduire qu’il s’agissait d’un parachutiste, puisque cela n’a pas été écrit explicitement dans le texte? Certains mots et expressions clés comme combinaison, harnais,  pilote et sauta dans le vide vous ont automatiquement fait penser au parachutisme.

 

source: slideshare

Relier les informations écrites aux connaissances personnelles:

  •  En d’autres termes, dans l’énoncé précédent, vous avez mis en lien l’information lue du texte avec vos propres connaissances générales sur le monde pour vous créer une image complète de la scène décrite.
  • Certains enfants peuvent avoir, pour diverses raisons, des connaissances sur le monde  (connaissances antérieures) limitées.
  • Ainsi, un enfant aura beau décoder avec facilité et se souvenir de toute l’information lue, s’il ne sait pas ce qu’est le parachutisme, il ne sera pas à mesure de comprendre le petit texte ci-haut.
  • L’exemple précédent présente aussi très bien la question des inférences : c’est la capacité de déduire une information nouvelle (non mentionnée explicitement dans le texte) en faisant des liens entre les différentes informations du texte mais aussi avec nos propres connaissances antérieures.
  • Pour les enfants avec difficultés langagières, réaliser des inférences représente souvent  une difficulté. Le grand défi de certains élèves est de savoir que tout n’est pas dit dans le texte, et qu’il faut déduire à partir des indices donnés.

 

 

Respecter la ponctuation

 

  • Certains élèves ne s’arrêtent pas aux points qui finissent les phrases. Ils lisent d’un trait tout un paragraphe sans avoir pu s’arrêter pour traiter l’information contenue dans une phrase.

 

  • Difficile de ne pas faire autre chose que du pur décodage dans ce cas-là, surtout si on ajoute les autres difficultés mentionnées plus haut. Il est donc important de s’arrêter à chaque phrase pour bien réfléchir à ce qu’on a lu.

 

  • Mais ce n’est pas tout, respecter les pauses représentées par les virgules est important pour comprendre la signification de ce qu’on lit. Par exemple, ces deux phrases signifient deux choses différentes, grâce à la virgule :

Tu manges, Fido?

vs.

Tu manges Fido?

 

 

Que faire pour aider un enfant en difficultés

 

Améliorer la fluidité de la lecture

  • Un suivi ciblé en orthophonie est souvent nécessaire

 

Enrichir les connaissances antérieures de l’élève :

  • Visionner des documentaires et des films éducatifs est pertinent,
  • Visiter des musées, des parcs nationaux, des jardins botaniques/zoologiques, des bibliothèques,
  • Naviguer sur le Web avec la supervision d’un adulte.

 

Enrichir le vocabulaire :

  • Nous n’en avons pas parlé mais rencontrer un mot inconnu dans un texte est moins intimidant et pose moins de difficulté que lorsque le texte est composé à 50% de mots qu’on ne connaît pas.

 

Lire un texte avec l’élève :

  • L’encourager à prendre une pause aux points et virgules.
  • L’amener à réfléchir et visualiser ce qu’il vient de lire.
  • Surligner les mots-clés au besoin.
  • Encourager le jeune à prédire ce qu’il va lire dans les prochaines lignes.
  • Ne pas hésiter, une fois le texte lu, à discuter de manière ouverte du texte (lancer un débat, demander une opinion avec justification) pour pousser l’élève à réfléchir davantage au texte et faire des liens avec son propre vécu ou ses propres réflexions sur le sujet.

 

 

Dès que vous jugez que les difficultés sont importantes, ne pas hésiter à consulter en orthophonie pour une évaluation et un suivi au besoin.

 

CLINIQUE EVOLUTION

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L’ATTENTION : MIEUX LA COMPRENDRE POUR L’AMÉLIORER

 

Commençons par une expérience.

Nous vous invitons à regarder cette publicité britannique pour introduire la question de l’attention.

 

SURPRENANT, NON ?

Comme vous avez pu le constater en regardant cette vidéo, notre attention peut nous jouer des tours tout comme nos yeux avec les illusions d’optique.

 

Qu’est-ce que l’attention ?

Une fonction cognitive…

L’attention fait partie des fonctions cognitives comme le langage, la mémoire, la motricité, etc.

Crédit photo : forum-conduite.com

…indispensable à l’apprentissage

Nous avons continuellement besoin de l’attention: elle est indispensable à tout ce que nous entreprenons.

L’attention est nécessaire pour apprendre : sans attention, tout apprentissage est compromis ! En effet, tous les apprentissages doivent passer par la case « attention » dans notre cerveau.

Par exemple : rappelez-vous de vos premiers cours de conduite où toutes vos ressources attentionnelles étaient activées pour apprendre à conduire. Êtes-vous aussi fatigué après une heure de conduite aujourd’hui? En effet, après plusieurs années de pratique, nous mobilisons beaucoup moins nos ressources attentionnelles. Pensez à certains trajets familiers que nous effectuons de manière presque automatique !

 

Une attention ou des attentions ?

Il est important de savoir qu’il n’existe pas UNE attention, mais PLUSIEURS types d’attention. Ainsi, un type d’attention va être davantage mobilisé pour répondre aux exigences attentionnelles d’une tâche donnée.

 

Vitesse de traitement de l’information :

  • C’est la vitesse et la précision avec laquelle on traite l’information.
  • Autrement dit, c’est le temps qu’on met pour réaliser une tâche, pour prendre des décisions et les mettre en œuvre.
  • C’est, par exemple, la rapidité avec laquelle vous pouvez lire le mot « attention » et activer un certain nombre d’informations en lien avec ce concept.

 

Source: happyneuron

Attention soutenue :

  • C’est la capacité à maintenir son attention sur une longue période de temps, comme écouter son enseignant pendant une période de cours complète.
  • ATTENTION : regarder un film implique, certes, d’être attentif, mais n’engage pas une attention soutenue. Dans le film le Hobbit, par exemple, il y a 48 images par seconde ! Pourtant, à aucun moment on n’a le temps de s’ennuyer ni de décrocher, que l’on ait ou non un trouble déficitaire de l’attention (TDA) ! En effet, les films sont faits pour que le spectateur maintienne son attention mais sans générer un effort cognitif important.

 

Attention sélective :

  • C’est la capacité à trier et à sélectionner les informations importantes, sans se laisser distraire par les informations inutiles.
  • Ainsi, dans la publicité britannique présentée en introduction, c’est notre attention sélective qui est sollicitée. En effet, nous focalisons notre attention sur les paroles de l’enquêteur et sur la scène de crime filmée mais non sur le décor.

    Source: RTBF.be

  • Cet exemple illustre bien l’attention sélective qui nous conduit, inconsciemment, à extraire les informations jugées pertinentes et à filtrer les autres.
  • L’exemple le plus connu est celui de l’Effet Cocktail Party . Vous êtes dans une soirée. Il y a beaucoup de bruit. Vous discutez avec un groupe de personnes. Et à un moment donné, une personne dans le groupe d’à côté dit votre nom. Votre attention sera directement désengagée de la conversation en cours pour s’orienter vers la discussion d’à côté.

 

Attention divisée :

  • C’est la capacité d’effectuer deux tâches distinctes à la fois et donc pouvoir porter attention à deux types d’informations différents en même temps.
  • C’est, par exemple, notre capacité à suivre une discussion dans une foule animée ou être capable d’écouter l’enseignant tout en regardant le manuel scolaire.

Source: Maman Carotte

  • Autrement dit, c’est notre capacité à partager nos ressources attentionnelles sur deux ou plusieurs tâches exécutées simultanément.
  • Les parents sont d’excellents exemples d’attention divisée! En effet, ils sont capables de faire à manger tout en aidant les enfants à faire leurs devoirs. Certains ont développé une expertise dans ce domaine !

 

Mémoire de travail :

  • C’est la capacité à maintenir temporairement son attention sur une information et la manipuler mentalement pour exécuter une tâche.
  • C’est la mémoire de travail qui est activée lorsque l’on doit faire un calcul mental ou retenir un numéro de téléphone le temps de l’inscrire.

 

Mécanismes d’inhibition :

  • C’est la capacité à inhiber la production de réponses automatiques ou impulsives.
  • Autrement dit, c’est ce qui nous empêche de dire ou de faire quelque chose de non pertinent avec l’activité en cours.
  • L’impulsivité est donc liée à un déficit d’inhibition.
  • L’exemple le plus simple (mais à consommer avec modération) est celui de l’effet de l’alcool. On dit souvent que l’alcool permet de se « désinhiber ». En effet, lorsqu’on est alcoolisé, on a tendance à être plus impulsif, à avoir des difficultés à gérer nos émotions, à dire ou faire des choses qu’on n’aurait pas fait en temps normal (et qu’on regrette parfois).

 

Flexibilité cognitive :

  • C’est la capacité à déplacer son attention d’un type de registre ou d’opération cognitive à un autre.
  • Autrement dit, c’est ce qui nous permet de passer rapidement d’une tâche à une autre. C’est donc la capacité à s’adapter aux changements.

 

 

Le contrôle attentionnel (incluant l’inhibition et la flexibilité mentale) est aussi appelé fonctions exécutives .

 

 

Astuces pour renforcer notre attention

 

crédit photo: Hye You / Daily Trojan

Contrôlez l’environnement

  • Tout d’abord, il faut diminuer les sources de distractions lorsqu’on doit se concentrer.
  • Par exemple, éviter la télévision pendant les devoirs ou la proximité de la fenêtre en classe.
  • Aussi, avant de donner une consigne, il faut mobiliser l’attention.
  • Par exemple: dire le nom de la personne, assurer un contact visuel ou lui toucher l’épaule pour attirer son attention, s’assurer de la proximité physique lors de la transmission des consignes.

 

Bougez et respirez

  • Il est également important de prendre des pauses fréquentes afin de bouger.
  • En effet, l’activité physique favorise nos ressources attentionnelles car elle entraîne l’augmentation du débit sanguin dans le cerveau et donc un apport d’oxygène important.
  • De plus en plus d’études montrent d’ailleurs l’importance du mouvement dans l’apprentissage. De même, notre expérience clinique nous conduit à partager ce point de vue: beaucoup d’enfants apprennent plus facilement lorsqu’ils bougent que lorsqu’ils sont assis.

 

Canalisez les tensions

  • L’utilisation d’un Tangle ou d’une balle anti-stress a une double efficacité : maintenir l’attention et se détendre.
  • En effet, la manipulation de ces objets vient canaliser les éventuelles tensions sensorielles et motrices.

 

Facilitez la gestion du temps

  • L’utilisation d’un timer est fortement recommandée.
  • En effet, il offre un repère visuel du temps restant pour terminer un travail, du temps restant avant la récréation etc.
  • Il faut aussi prendre le temps de faire une chose à la fois. Ainsi, écrire et écouter en même temps peut être très difficile pour certaines personnes.
  • Une stratégie consiste à privilégier l’écoute et à demander les notes de cours à l’enseignant.

 

Adoptez des méthodes de travail

  • Premièrement, il est judicieux de découper la tâche en petites étapes successives.
  • Se fixer plusieurs petits objectifs motive davantage car cela multiplie les réussites et renforce la confiance en soi.
  • Deuxièmement, il est important de relire plusieurs fois les consignes.
  • Vous limiterez ainsi les erreurs d’inattention et vous vous assurerez d’avoir bien compris la tâche demandée.
  • Troisièmement, l’utilisation des supports visuels favorise l’apprentissage. « Une image vaut mille mots » disait Confucius!
  • Enfin, structure, organisation et routine sont nécessaires pour éviter les oublis. Il est donc important de prévoir les changements.

 

Source: William Glasser

Participez et questionnez

  • L’INTERACTION est essentielle pour mobiliser l’attention.
  • Écouter ne suffit pas pour apprendre.
  • Participer et questionner permet un meilleur apprentissage.

 

 

 

 

CI-DESSOUS, UNE VIDÉO PROPOSE D’AUTRES OUTILS ET ASTUCES POUR MIEUX VIVRE LE TDA/H AU QUOTIDIEN

 

 

Se relaxer et s’amuser:

 

Crédit Photo : Living Mindfully

De nombreuses études ont démontré que la relaxation, la méditation et les techniques de pleine conscience nous permettent d’apprendre à gérer notre attention.

Il s’agit d’apprendre à écouter toutes les perceptions sensorielles externes (bruit, odeur, texture, etc.) et les sensations internes (avoir faim, avoir sommeil, etc.).

En apprenant à être dans « l’ici et le maintenant », on apprend à être attentif à ce qui nous entoure.

Source: Elise Snel

 

 

 

 

Dans le livre Calme et Attentif comme une grenouille, Eline Snel propose des stratégies de relaxation et de méditation pour les enfants.

 

 

Source: Renaud Bray

Jeux de mémoire

  • Memory
  • Tip top clap

Jeu de l’objet disparu

  • Montrer quelques objets à l’enfant (environ 10) pendant une minute. Il se retourne, on retire un objet. Il doit trouver lequel.

Jeu de la valise

  • « Dans ma valise, il y a une chaussure. » L’enfant reprend « Dans ma valise, il y a une chaussure et un chandail. ». Puis chacun ajoute un nouvel élément jusqu’à ce qu’il y en ait un qui ne s’en souvienne plus.

 

Source: Renaud Bray

Jeux d’observation

Source: Renaud Bray

  • Cherche et trouve
  • Où est Charlie ?
  • Le lynx
  • Coco Crazy
  • Sardines
  • 7 différences

 

Source: Renaud Bray

Source: Renaud Bray

Source: Renaud Bray

Jeux de rapidité

 

Source: Renaud Bray

  • Tutti Frutti
  • Dobble
  • Halli Galli
  • Jungle speed
  • Salade de cafards

 

 

Jeux pour limiter l’impulsivité (et donc renforcer la capacité d’inhibition)

 

Source: Renaud Bray

 

Source: M.B

  • Taboo
  • Ni oui ni non
  • Labyrinthes
  • Jeu de la statue
  • Jeu « Jean a dit »

 

 

 

Des inquiétudes concernant vos capacités attentionnelles ?

Si vous avez des questions ou vous souhaitez avoir plus d’informations sur une possible évaluation de vos capacités attentionnelles en neuropsychologie, appelez-nous au 514-224-8822 ou écrivez-nous à l’adresse courriel contact@cliniqueevolution.ca. Vous pouvez également visiter notre site pour avoir des renseignements supplémentaires sur nos services. Des services en neuropsychologie sont disponibles à nos deux cliniques à LaSalle et Vaudreuil-Dorion.

 

Anaïs Lecorney, Clinique Évolution

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L’éveil à l’écrit: peut-on préparer nos enfants à apprendre à lire et à écrire ?

 

Oui !

Effectivement, les parents peuvent aider leurs enfants en les amenant à développer des habiletés à travers l’éveil à l’écrit.

 

Quelles sont ces habiletés d’éveil à l’écrit?

 

La correspondance grapho-phonémique

  • C’est la relation entre le nom de la lettre et le son associé : la lettre B fait le son /be/.

 

La conscience phonologique

  • C’est la capacité à distinguer et à manipuler les sons qui composent les mots.
  • Ainsi, faire des rimes, compter les syllabes, changer ou enlever les sons d’un mot etc. développent la conscience phonologique.

 

La conscience de l’écrit

  • Par conséquent, percevoir le schéma narratif, l’intonation, le rythme, la ponctuation, le sens de la lecture de gauche à droite etc. familiarisent les enfants avec des règles de lecture et d’écriture.

 

La compréhension des inférences

  • C’est la capacité à comprendre une information implicite en mettant en relation des indices contenus dans le texte et nos connaissances personnelles.

    source: terrafemina

  • C’est donc ce qui nous permet, entre autres, de comprendre ce qu’on lit ou ce qu’on nous raconte !
  • Par exemple: « la petite fille pédalait sur son moyen de transport à deux roues. Elle avait fière allure avec son casque neuf ! » Les indices et nos connaissances générales nous permettent de comprendre que la fillette fait du vélo.

 

Le vocabulaire (spécifique et général)

  • C’est le stock de mots que nous possédons pour nous exprimer et comprendre.
  • En effet, plus le vocabulaire est riche et élaboré, plus l’enfant est en mesure de comprendre le monde dans lequel il vit, d’utiliser un vocabulaire précis pour s’exprimer et d’enrichir sa pensée et son imagination.

 

 

LA PLUPART DE CES HABILETÉS SONT APPRISES À L’ÉCOLE. CEPENDANT, LES PARENTS PRÉPARENT CET APPRENTISSAGE À TRAVERS L’ÉVEIL À L’ÉCRIT


Pour aller plus loin, nous avons souhaité mettre à votre disposition un outil supplémentaire pour accompagner votre enfant dans cet apprentissage : la lecture enrichie !

 

La lecture enrichie, qu’est-ce que c’est ?

C’est une façon de rendre la lecture d’une histoire interactive en rendant votre enfant actif dans son écoute du récit.

Il est donc important de lui poser des questions pendant la lecture. En effet, cela permet de développer et d’enrichir sa capacité à:

    • Verbaliser ses pensées,
    • Poser des questions,
    • Montrer ce qu’il a compris,
    • Imaginer les sentiments d’un personnage,
    • Deviner ce qu’il va se passer,
    • Deviner le sens d’un mot nouveau,
    • etc.

Source: Renaud Bray

 Comment mettre en place la lecture enrichie ?

Tout d’abord, nous vous suggérons de lire l’histoire avant de la raconter à votre enfant. Cela vous permettra de trouver des exemples à utiliser pour développer les habiletés mentionnées.

 

Voici quelques exemples d’activités à faire avec votre enfant lors de la lecture d’un livre :

Observez le livre avec votre enfant :

  • Où est le titre? Qui a écrit l’histoire ? Dans quel sens on tient le livre ? Combien y a-t-il de pages ?
  • Montrer aussi que la lecture se fait de gauche à droite, que les phrases commencent par des majuscules et finissent par des points, etc.
  • Vous pouvez également observer les illustrations et imaginer de quoi va parler l’histoire…

 

Segmenter des mots en syllabes et trouver le premier et le dernier son :

  • Trouvez quelques mots qui se prêtent au jeu et amusez-vous à les manipuler avec votre enfant.
  • Vous pouvez aussi transformer les mots, inverser les syllabes, inventer des mots etc.
  • Par exemple:  dans « chocolat », il y a 3 parties : cho/co/lat. Ça commence par « chchch » comme dans « chut » et ça finit par « a » comme dans « ananas »

Source: Renaud Bray

Faire des rimes et inventer un poème :

  • D’expérience, jouer avec les prénoms facilite la compréhension de la notion de rime.
  • Il suffit de choisir les prénoms de personnes connues par l’enfant et d’y associer un mot qui rime.
  • Par exemple: Nicolas aime le chocolat, Sophie a peur des souris, maman a mal aux dents, et toi ?…

 

 Trouvez des inférences dans le texte :

  • Premièrement, l’idée est d’attirer l’attention de votre enfant sur une information implicite pour le faire verbaliser et dérouler son raisonnement.
  • Par exemple: « L’ours prend un parapluie avant de sortir pour sa journée d’aventure ».
  • Par la suite, vous pouvez poser des questions à votre enfant : à ton avis, pourquoi l’ours prend son parapluie ? Comment sais-tu qu’il pleut…?

 

Choisir trois mots de l’histoire et chercher leur signification :

  • En premier lieu, il est important de demander à l’enfant ce que le mot choisi veut dire.
  • Puis, en fonction de sa réponse, l’inviter à aller vérifier la définition de ce mot.
  • À cette occasion, vous pouvez lui montrer comment chercher un mot  dans le dictionnaire ou encore lui montrer des images du mot en question etc.

 

 

Comptez le nombre d’apparition d’un mot :

  • D’abord, choisissez un livre où certains mots de vocabulaire sont récurrents.
  • Puis, montrez ce mot à l’enfant et dites-le avec emphase lorsqu’il apparait dans le récit.
  • Ensuite, amusez-vous à compter le nombre de fois où le mot est écrit.
  • Sans avoir appris à lire, l’enfant alors se met à reconnaître rapidement le mot !

 

Amenez votre enfant à suivre la ligne que vous lisez avec son doigt :

  • Aidez-le à s’ajuster en lui expliquant qu’il va trop vite ou trop doucement, en lui montrant quel mot vous êtes en train de lire…
  • Vous pouvez également lui faire des devinettes du type « où est le mot…? »

 

VOTRE IMAGINATION ET VOTRE INSPIRATION SONT VOS MEILLEURS ATOUTS DANS CE GENRE D’ACTIVITÉS !

 

Le plus important à retenir…

 

La lecture répétée d’une même histoire est essentielle :

  • La première lecture est décisive ! Car c’est celle-là qui donnera envie à votre enfant de l’écouter encore et encore !
  • Lorsque vous racontez l’histoire, amusez-vous  à interpréter les personnages, à prendre différentes voix, à commenter, à impliquer l’enfant en lui demandant son avis, à attirer son attention sur un mot, un jeu de mot, un dessin, une situation etc…

 

  • Pendant les autres lectures, vous pouvez leur poser des questions ou leur demander de vous raconter l’histoire à leur tour puisqu’ils y seront familiarisés.
  • De plus, vos enfants vont profiter du modèle que vous leur avez fourni pendant la première lecture et ils vont intégrer cette information quand ils la répèteront !

 

La participation active de votre enfant est importante.

  • En effet, cela va le motiver pendant la lecture et favoriser ses apprentissages.
  • Aussi, cela encourage le goût pour la lecture en autonomie, lorsque l’apprentissage sera consolidé !

 

 

 

Des questions ou des inquiétudes ?

Pour finir, si vous avez des questions ou si vous pensez que votre enfant a besoin d’un appui plus important pour accompagner son apprentissage de la lecture et de l’écriture, vous pouvez nous contacter au 514-224-8822 ou en visitant notre site pour avoir des renseignements sur nos services d’orthophonie et de tutorat. Des places sont disponibles à nos deux points de services à Lasalle et à Vaudreuil-Dorion. Nous sommes là pour aider votre enfant avec tous ses besoins langagiers et académiques.

Nous vous invitons également à visiter notre page Facebook sur laquelle nous publions et partageons régulièrement des articles et des vidéos dans le but de nourrir votre réflexion et votre curiosité sur le développement des enfants !

 

L’ÉQUIPE DE CLINIQUE ÉVOLUTION

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Stimuler le langage de mon enfant : trucs et astuces

 

 

Entendons-nous bien: toute situation de la vie quotidienne est une occasion de discussion, d’échange, d’explication, de narration, etc. Bref, notre quotidien regorge de situations propices à la stimulation du langage des tout-petits et des plus grands !

À travers ce blogue, nous souhaitons attirer votre attention sur des attitudes et des activités bénéfiques au développement langagier de votre enfant.

 

Quelques astuces favorables au développement langagier :

 

Suivez les intérêts de votre enfant:

  • Votre enfant sera plus intéressé à communiquer et à interagir avec vous si vous vous intéressez au jouet qu’il prend, à ce qu’il mange ou au livre qu’il regarde…
  • Lorsque votre enfant est concentré sur quelque chose, décrivez-lui ce qu’il regarde ou ce qu’il fait.

 

Servez-lui de modèle :

  • Lorsque vous parlez à votre enfant, placez-vous à son niveau pour qu’il puisse voir votre visage. Il pourra ainsi s’imprégner de vos mimiques et d’un bon modèle articulatoire.
  • Reformulez derrière lui en bonifiant ses productions.
  • De plus, il n’est pas nécessaire de faire répéter l’enfant pour qu’il enregistre le bon modèle.
  • Par exemple: lorsqu’il dit « toto » pour gâteau, offrez-lui un modèle enrichi : « Tu veux manger le gros gâteau. Hummm, le gâteau a l’air bon.»

 

 Ralentissez votre débit :

  • Les enfants ont tendance à reprendre les modèles.
  • En parlant plus lentement, ils distingueront plus facilement les sons que vous prononcez, les mots que vous utilisez, les phrases que vous formulez…

crédit photo: éducatout

 

Accordez un délai de réponse :

  • Laissez à l’enfant le temps de vous répondre pour voir s’il dit quelque chose.
  • La conversation peut alors se poursuivre en fonction de ce que l’enfant a dit.
  • Cela lui montre la réciprocité de l’échange et fait de lui un vrai partenaire de communication.

 

 Décrivez ce que vous faites :

  • Lorsque vous êtes en action, profitez-en pour expliquer ce que vous faites.
  • Produisez des phrases simples mais complètes.
  • Vous utilisez peut-être la forme: « Maman va faire un gâteau » ou bien « Lucie veut manger le gâteau ». Préférez :  « Je vais faire un gâteau », « Tu veux manger le gâteau ».

 

Aménagez des temps de causette à 2 :

  • Réservez des moments pour discuter seul à seul avec votre enfant.
  • Ainsi, vous éviterez d’être coupé par son frère ou sa sœur, le téléphone ou votre conjoint(e).
  • Tous les prétextes sont bons pour jaser : lors des repas, du bain, du ménage, de la sortie au parc, d’une visite chez grand-maman et grand-papa… Mais aussi en lisant des histoires, en jouant, en rangeant …

 

Mais surtout : ayez du plaisir à communiquer !

 

Quelques activités pour stimuler le langage :

 

Chanter des berceuses et des comptines :

Source: Renaud Bray

Comptines à gestes pour les tout-petits :

  • Elles sont riches en intonation et en rimes.
  • Les gestes facilitent la compréhension de l’enfant : il imite les gestes de l’adulte collés aux paroles de la comptine.
  • Elles sont aussi une entrée privilégiée dans la symbolisation, propre au langage : les gestes deviennent porteurs de signification.

 

Comptines et chansons pour les petits et les plus grands:

  • Les comptines affinent la perception du rythme et la conscience phonologique dont les enfants ont besoin pour apprendre à parler, à lire et à écrire.
  • La mélodie facilite la mémorisation des paroles. Elle contribue ainsi à enrichir le vocabulaire et les habiletés morphosyntaxiques (structures des phrases).
  • En chantant, vous stimulez donc votre enfant sur le plan langagier à travers des sons, des rimes, des mots, des structures de phrases récurrentes… 

 

Crédit Photo: Pinterest

Raconter des histoires :

  • Les enfants apprécient généralement qu’on leur raconte des histoires. Cela peut, par exemple, devenir le rituel du coucher et vous offrir un moment privilégié de partage et de tendresse à deux.
  • Pendant une période, les enfants vont vouloir toujours la même histoire ! C’est parfois lassant pour les parents, mais pour eux c’est un moyen de s’imprégner du vocabulaire, des tournures de phrases, des intonations, du schéma narratif etc.
  • Quand une même histoire a été lue, relue et re-relue, vous pouvez changer les rôles et demander à l’enfant de vous raconter l’histoire. Aidez-le en posant des questions sur la suite de l’intrigue, les sentiments du personnage, etc…
  • Il faut aussi faire des liens avec son vécu. Par exemple, le personnage de l’histoire a perdu son chien. Tu te souviens, c’est comme nous quand on croyait que Fido était parti, mais il était juste caché dans le jardin. Crois-tu que le personnage va aussi retrouver son chien ?

    Source: Renaud Bray

  • De plus, les récits et les contes sont l’occasion d’aborder certains thèmes de la vie humaine : la naissance, la différence, la liberté, la colère, la tristesse, la mort, la séparation… Toutefois, le contenu est adapté au niveau de compréhension de l’enfant et transmis dans un cadre sécurisant : votre voix ! Pour l’aider à gérer ses émotions, par exemple, voici quelques suggestions.
  • Les images sont également importantes car elles sont d’excellents supports de discussion et de commentaire. Vous pouvez donc varier les plaisirs en choisissant des livres sans texte ou des albums aux illustrations riches (pas trop simples, pas trop collées au texte…).
  • Allez visiter la bibliothèque de votre quartier ! C’est l’occasion de découvrir, regarder, sentir, feuilleter les livres et de laisser votre enfant explorer et choisir !

 

Source: Archambault

 

Les histoires éveillent à l’écrit et développent l’imagination!

 

Jouer, jouer, jouer

 

  • Non seulement le jeu est une activité agréable mais c’est aussi une source d’apprentissage immense : respect des règles, tour de rôle, habiletés sociales, apprendre à perdre… À quoi s’ajoutent des apprentissages auxquels on pense plus volontiers : lexique de la nourriture avec la dinette, des parties du corps  avec le poupon, des moyens de transport avec les autos etc…
  • Un enfant qui joue n’a pas l’impression d’apprendre ou de travailler !! Encore faut-il offrir des supports qui soient stimulants !!

 

Quelques idées de jeux :

 

  • Chasse au trésor (dans le sable, bain de mousse, sac de billes…) où on cache des images (plastifiées) ou des figurines que l’enfant doit trouver à tâtons.
  • Parcours de l’aventurier : l’enfant doit se rendre d’un point A à un point B du salon par exemple sans toucher le sol et récupérer un certain nombre d’images/d’objets sur le chemin.
  • Jeux de memory, pige dans le lac et de loto sont faciles à fabriquer, avec votre ou vos enfants. Internet est une mine d’or à explorer pour vous inspirer!
  • Jeux de construction en bois permettent à l’enfant d’imaginer, de créer, de s’organiser, de manipuler les pièces de bois, de fabriquer toutes sortes de construction et….tout détruire pour recommencer ! Quel plaisir!

  • Jeux de village/maisonnette/ ferme offrent aux enfants la liberté de créer des scénarios et des dialogues sans cesse renouvelables!
  • Jeux de rôles (jouer au docteur, à l’école, à la marchande etc.) sont des activités qui familiarisent l’enfant avec différents types de dialogues et lui font découvrir ses habiletés pragmatiques puisqu’il doit endosser le rôle d’un personnage et les caractéristiques qui le définissent!

 

Le jeu permet à l’enfant de se construire, de comprendre et d’apprivoiser le monde  afin de pouvoir s’y intégrer.

Quand on y réfléchit, tout le monde joue, même les adultes !

 

Vous êtes inquiet du développement langagier de votre enfant?

Malgré de bonnes attitudes et des activités variées, votre enfant semble avoir des difficultés à s’exprimer, à comprendre ou à communiquer? Nous vous invitons à prendre contact avec nous. Notre équipe est composée d’orthophonistes qui proposent leurs services dans nos deux points de services situés à Lasalle et à Vaudreuil. En rencontrant votre enfant, elles pourront analyser son développement langagier et déterminer ses besoins!

 

CLINIQUE ÉVOLUTION

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Bilinguisme, enfant bilingue: mon enfant est-il en retard, ou bien en plein apprentissage?

 

Développement du langage et bilinguisme: les enfants bilingues font l’objet de nombreuses interrogations à propos de leur développement langagier, qu’en est-il réellement?

 

  • Vous parlez deux langues à la maison?
  • La question du bilinguisme vous interpelle?
  • Votre enfant évolue dans un contexte bilingue et il vous semble en retard par rapport à ses pairs?
  • Vous vous inquiétez, mais tout le monde vous répond que « c’est normal »?

 

Cet article cherche à démystifier les particularités de l’acquisition du langage en contexte de bilinguisme et à vous informer face aux « drapeaux rouges » qui pourraient vous inciter à consulter un orthophoniste.

 

♦ Ce qui est normal

C’est vrai: le développement du langage des enfants bilingues comporte certaines particularités. Cependant, ils peuvent atteindre un niveau de langage équivalent à leurs pairs monolingues, et ce dans les deux langues.

Lors de l’acquisition d’une seconde langue, plusieurs comportements peuvent être observés :

Interférence/transfert :

  • les enfants peuvent utiliser les structures d’une langue dans la seconde, et vice-versa. Par exemple, ils peuvent formuler une phrase en français en employant l’ordre des mots de l’anglais.

Période de silence :

  • quand l’enfant apprend une deuxième langue, il est probable qu’il parle moins pendant un moment. En effet, il est davantage concentré à comprendre. Sa compréhension de la langue sera alors supérieure à ce qu’il peut produire dans cette même langue.

Code-switching :

  • les enfants peuvent également inter-changer les langues, et ce à l’intérieur d’une même phrase. Le code-switching est notamment relié au développement des fonctions exécutives mentionnées dans l’article précédent. Il n’est donc pas inquiétant de l’observer chez les très jeunes enfants.

 

C’est faux de penser qu’un enfant confronté au bilinguisme devrait nécessairement être moins avancé que ses pairs monolingues. Par exemple, sur le plan du vocabulaire, on s’attend à ce qu’un enfant bilingue ait un vocabulaire plus faible dans chaque langue séparément, mais que la combinaison du nombre de mots connus dans chacune des langues soit égale ou supérieure au nombre de mots connus par un pair monolingue.

Certaines études ont même démontré que les enfants bilingues présenteraient un avantage cognitif, avec notamment, des meilleures habiletés métalinguistiques (conscience des processus langagiers), nécessaires aux apprentissages.

 

♦ Quand consulter?

Si l’enfant présente des difficultés langagières, non uniquement dues à l’apprentissage d’une seconde langue, celles-ci seraient présentes dans les deux langues.

De plus, les premiers mots ainsi que les combinaisons de mots devraient apparaître au même âge que chez un enfant unilingue. Voici donc quelques « drapeaux rouges » qui peuvent vous alerter :

⊗ Ne dit pas encore de mots entre 18 et 24 mois.

⊗  Ne fait pas de combinaisons de mots entre 24 et 30 mois.

 

Comme chez un enfant unilingue, vous pouvez également rester vigilants face à plusieurs aspects tels que la communication par les gestes, la quantité de babillage ainsi que sa variété, la compréhension de consignes avec ou sans indices visuels, etc.

 

♦ Quelques conseils

Voici quelques astuces pouvant favoriser le développement du langage de votre enfant en contexte de bilinguisme:

 

Parlez la langue dans laquelle vous êtes le plus à l’aise.

  • On veut établir une ambiance agréable, donner un bon modèle à l’enfant, ce qui est plus facile à faire dans notre langue maternelle. Il n’est donc pas conseillé de ne parler que la langue parlée à la garderie ou à l’école si ce n’est pas celle avec laquelle vous êtes le plus confortable. Bref, on souhaite que l’enfant associe la communication à quelque chose de positif, et qu’il bénéficie d’un modèle riche.

Si possible, appliquez la stratégie un contexte, une langue selon laquelle on associe une langue à un contexte en particulier.

  • Par exemple, vous pourriez décider de ne parler qu’en français à l’enfant, et que votre conjoint ne lui parle qu’en anglais. Ou alors, l’heure du bain se déroule toujours en français, alors que le souper se déroule en anglais. Cette structure favorisera la distinction des deux langues chez l’enfant confronté au bilinguisme.

 

N’oubliez pas que tous les enfants naissent avec la capacité d’apprendre plusieurs langues, et ce même s’ils éprouvent des difficultés langagières.

 

♦ Vous avez un doute? Venez nous rendre visite!

Si vous vous inquiétez du développement langagier de votre enfant, vous pouvez contacter notre réceptionniste pour prendre rendez-vous au 514-224-8822. Nos orthophonistes pourront mener des évaluations en français et en anglais, et vous conseiller pour la suite des choses.

L’ÉQUIPE DE CLINIQUE ÉVOLUTION

Références

  1. American Speech-Language-Hearing Association. (2017). Bilingual Service Delivery.
  2. Daviault, D. (2011). L’émergence et le développement du langage chez l’enfant. Chenelière éducation
  3. Desmarais, S. (2010). Guide du langage de l’enfant de 0 à 6 ans. Québécor.
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Rôle des fonctions exécutives dans le développement et la réussite scolaire des enfants

Planifier pour exécuter des tâches complexes, contrôler ses émotions, imaginer, s’organiser… voici quelques exemples de l’implication des fonctions exécutives dans notre vie et celle de nos enfants.

Les fonctions exécutives se développent jusqu’à 25 ans. De plus, elles peuvent, dans une certaine mesure, prédire la réussite scolaire des jeunes.

 

Vous avez dit fonctions exécutives?

 

On parle, entre autres, de trois grandes habiletés :

L’INHIBITION

  • permet d’éviter de réagir de manière impulsive,
  • permet de bloquer des réactions non-pertinentes face à une situation donnée.
  • Par exemple, gérer ses émotions ou se retenir de parler à un moment inopportun.

LA MÉMOIRE DE TRAVAIL

  • permet de mémoriser une information  pour l’utiliser dans un bref délai.
  • Par exemple, faire un calcul mental, exécuter des consignes longues ou encore retenir un numéro de téléphone.

LA FLEXIBILITÉ MENTALE

  • permet d’être souple face à une situation donnée.
  • permet de changer de stratégie, de prendre en compte des points de vue différents, de trouver la solution à un problème de différentes manières etc.

Les fonctions exécutives interviennent à différents niveaux!

 

Concrètement, ça sert à quoi?

 LES APPRENTISSAGES…

Ces habiletés sont très mobilisées à l’école et leur sollicitation augmente à mesure que les exigences académiques et les apprentissages se complexifient. En effet, ces fonctions nous permettent aussi de consolider nos apprentissages et de faire des liens avec nos connaissances antérieures.

On a notamment besoin des fonctions exécutives pour exécuter des tâches nouvelles et complexes. Elles nous permettent alors de planifier et d’organiser la démarche de résolution de problèmes, par exemple. Elles amènent également à évaluer si la solution adoptée fonctionne et à modifier notre démarche au besoin.

 

LA SOCIALISATION…

Les fonctions exécutives interviennent également dans le développement de la gestion émotionnelle. En effet, c’est grâce à elles que nous nous adaptons à nos pairs et que nous interagissons avec eux de manière socialement adaptée. La régulation des émotions affecte ainsi la socialisation des jeunes.

 

LA MAÎTRISE DE SOI…

La vidéo qui suit permet de comprendre le rôle des fonctions exécutives dans le contrôle et la maîtrise de soi-même à travers la fameuse expérience du Marshmallow.

Saviez-vous que…?

Le neuropsychologue évalue les fonctions exécutives et peut diagnostiquer un déficit des fonctions exécutives. D’autres professionnels (orthophonistes, ergothérapeutes) peuvent repérer certains signes de difficultés et les prendre en charge. Toutefois, soyez rassurés: les fonctions exécutives peuvent s’améliorer. Des outils et des stratégies peuvent vous être transmis pour les consolider!

 

Pour plus d’informations, n’hésitez pas à nous contacter par téléphone au 514-224-8822 ou envoyer un courriel à contact@cliniqueevolution.ca, pour poser vos questions. Il nous fera plaisir de vous répondre!

 

L’équipe de Clinique Évolution

 

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PSYCHOLOGIE ET NEUROPSYCHOLOGIE : À QUOI ÇA SERT ?

Pourquoi consulter en psychologie ?

Nous avons tous vécu des moments difficiles où nous nous sentons démunis, dépassés par les événements que nous soyons enfants, adolescents ou adultes. Dans ces moments-là, nous nous demandons comment surmonter cela et parfois nous nous tournons vers nos amis, nos parents, notre famille pour chercher de l’aide. Mais, avez-vous pensé à en discuter avec un psychologue ?

En effet, le métier du psychologue, c’est d’aider les personnes.

À la clinique Évolution, nous vous offrons une écoute bienveillante dans le but de vous aider à surmonter les épreuves que vous traversez, comme la séparation des parents pour un enfant. Nous pouvons aussi vous conseiller sur les meilleurs moyens de résoudre vos difficultés. Pour cela, nous évaluons et traitons les difficultés affectives telles que l’anxiété, le stress, la colère, etc. Nous aidons aussi les enfants ayant des difficultés à gérer leurs comportements, leurs émotions, leurs relations avec les autres, etc.

Par exemple, votre enfant éprouve des difficultés en français et son estime de lui-même ainsi que sa motivation scolaire diminue. Va-t-il réussir son prochain examen en français s’il se répète en boucle dans sa tête qu’il n’y parviendra pas ? Pourquoi ferait-il des efforts en français si c’est pour échouer ?

 

Un suivi en psychologie pourrait l’aider à regagner sa confiance en lui afin qu’il puisse s’épanouir pleinement!

 

Pourquoi consulter en neuropsychologie ?

Nous avons tous vécu des échecs qu’ils soient scolaires ou professionnels. Dans ces moments-là, nous nous demandons souvent si on aurait pu mieux faire. Notre cerveau nous permet de penser, de réfléchir, de nous organiser, de nous concentrer, etc. Ainsi, mieux comprendre le fonctionnement de notre cerveau pourrait augmenter notre rendement et nous permettre d’atteindre notre plein potentiel cognitif. Alors, avez-vous pensé à faire une évaluation en neuropsychologie ?

En effet, le métier du neuropsychologue, c’est de comprendre le cerveau.

 

  À la clinique Évolution, nous vous donnons des outils, des stratégies et des méthodes de travail, adaptés à vous. Nous pouvons aussi mettre en place des aménagements dans votre vie quotidienne comme un plan d’intervention à l’école pour votre enfant. Pour cela, nous évaluons et traitons les difficultés cognitives telles que l’attention, la concentration, la mémoire, l’organisation, les apprentissages, etc. Enfin, nous diagnostiquons le trouble déficitaire de l’attention avec ou sans hyperactivité et impulsivité (TDA/H), les troubles d’apprentissages, la douance, etc.

Vous travaillez tous les jours avec votre enfant. Il rencontre quand même des difficultés et vous ne comprenez pas pourquoi il échoue à l’école.

Une évaluation en neuropsychologie pourrait vous aider à mieux comprendre ses difficultés et à mieux le soutenir au quotidien

 

 

Des services en psychologie et en neuropsychologie sont disponibles à nos deux cliniques à LaSalle et Vaudreuil-Dorion. Pour toutes questions ou pour prendre rendez-vous, appelez-nous au 514-224-8822 ou écrivez-nous à l’adresse courriel info@cliniqueevolution.ca.

 

De l’équipe de la clinique Évolution

Anaïs Lecorney, neuropsychologue

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Tutorat et aide aux devoirs : Donnez à vos enfants le soutien dont ils ont besoin pour réussir!

 

Tutorat, aide aux devoirs et soutien scolaire seraient-ils bénéfiques pour mon enfant? Avant toute chose, posez-vous les deux questions suivantes:

  •  la période de devoirs est-elle longue et difficile à la maison?
  • est-ce que votre enfant a des difficultés scolaires dans certaines matières?

 

Le tutorat, c’est quoi?

 

Le tutorat/aide aux devoirs est un service visant à améliorer et renforcer les performances scolaires de votre enfant. Ainsi, en individuel ou en groupe, le tuteur reprend les notions et leçons que l’enfant a de la difficulté à maîtriser.

 

Toutes les matières du primaire au secondaire peuvent alors faire l’objet d’un soutien ciblé et adapté aux besoins du jeune. Par le soutien aux devoirs et aux apprentissages, nous souhaitons aussi:

  • redonner confiance à votre enfant
  • stimuler sa motivation face à l’école.

 

Sachez enfin que nos deux succursales de LaSalle et Vaudreuil-Dorion offrent ce service de tutorat, d’aide aux devoirs et de soutien scolaire.

 

Pourquoi choisir le privé pour mes sessions de tutorat?

Au privé, les séances de tutorat, aide aux devoirs et soutien scolaire se déroulent en situation duelle ou en petits groupes. En effet, ce cadre garantit un environnement calme où l’attention de l’adulte est consacrée à la progression et à l’épanouissement de l’enfant.

L’environnement de Clinique Évolution, à la fois convivial et motivant, favorise l’apprentissage et la concentration dans un cadre bienveillant. De plus, nos tuteurs bénéficient du soutien et des conseils de nos différents professionnels, ce qui permet à votre enfant d’avoir un service adapté à ses besoins individuels.

 

Avoir plus d’informations, c’est facile!

Si vous avez des questions, nous vous encourageons à nous contacter à 514-224-8822 ou à contact@cliniqueevolution.ca. Il nous fera plaisir de vous donner les conseils et les informations dont vous avez besoin. Vous pouvez aussi visiter notre site web ou notre page Facebook pour en savoir plus!

 

L’Équipe de Clinique Évolution

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Bulletin scolaire et ergothérapie

 

Vos enfants sont à l’école depuis un peu plus de deux mois.  Dans peu de temps, les premiers bulletins sortiront et les rencontres avec les enseignants vont commencer.

L’enseignant va peut-être vous suggérer de consulter un ergothérapeute. Mais le grand nombre d’enfants par classe ne lui aura peut-être pas permis d’identifier les difficultés de votre enfant.

 

Vous pouvez alors analyser vous-même le bulletin de votre enfant et partir à la recherche de « signaux d’alarme » !

 

Quels indices chercher?

Voici quelques exemples pour vous mettre sur la piste d’un éventuel besoin en ergothérapie:

 

Sur le plan de la motricité fine:

  • Calligraphie désordonnée
  • Difficultés à découper
  • Prise de crayon immature
  • Coloriage désordonné
  • Incapacité à copier leur nom
  • Difficultés à apprendre l’alphabet
  • Main dominante indéfinie
  • Difficultés à manipuler les petits objets

SONY DSCSur le plan des activités physiques et sportives:

  • Maladresse
  • Difficultés à attraper et à lancer une balle
  • Difficultés de coordination
  • Maladresse dans la course

Sur le plan de la routine:

  • Refus d’utiliser la salle de bain
  • Lenteur pour s’habiller

Sur le plan de la socialisation :

  • Interaction limitée avec les pairs
  • Limites inappropriées avec les autres enfants

Sur le plan des comportements en classe:

  • Besoin de mouvements constant
  • Impulsivité
  • Difficultés ou incapacité à suivre des consignes
  • Tendance à déranger les autres
  • Signes de fatigue
  • Posture inappropriée

 

Quelles étapes faut-il suivre alors ?

 

Si vous avez identifié une ou plusieurs difficultés dans les propositions énumérées, alors une consultation en ergothérapie peut se révéler pertinente.

En effet, l’ergothérapeute peut identifier les causes de ces difficultés et aider votre enfant à les régler.

 

Toutefois, il serait d’abord important de discuter en détail avec l’enseignant afin d’obtenir des exemples précis de difficultés rencontrées en classe.

Ensuite, nous vous invitons à lire une description complète de nos services en ergothérapie sur notre site web.

 

Des inquiétudes ou des incertitudes?

Si vous avez des questions, n’hésitez pas à nous contacter par téléphone au 514-224-8822 ou envoyer un courriel à contact@cliniqueevolution.ca, pour poser vos questions et partager vos inquiétudes.

Et, si vous le désirez, vous pouvez aussi contacter la réceptionniste de la Clinique Évolution pour prendre un rendez-vous et programmer une évaluation avec l’ergothérapeute (Haley McKitterick).

 

Nous travaillons en collaboration avec l’enfant, les parents et le milieu éducatif dans le but de diminuer les difficultés et d’aider votre enfant à avoir des meilleurs résultats dans les prochains bulletins.

 

L’équipe de Clinique Évolution

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