Blogue

La méthode Padovan, une thérapie globale

 

En orthophonie et en ergothérapie, les approches thérapeutiques sont aussi nombreuses que variées et se renouvellent à mesure des avancées scientifiques, en particulier dans le domaine des neurosciences.

La méthode Padovan (ou Réorganisation Neuro-Fonctionnelle) est l’une de ces approches. 

 

La méthode Padovan, c’est quoi ?

 

  • Une PRISE EN CHARGE THÉRAPEUTIQUE GLOBALE qui peut être appliquée à tous les âges de la vie,

 

source: ergoenergie

  • La REPRODUCTION des principales ÉTAPES DU DÉVELOPPEMENT en 45 min, parmi lesquelles:
    • l’intégration sensorielle,
    • la motricité globale (corps entier) et la motricité fine (mains, yeux, bouche),
    • les fonctions pré-linguistiques (respiration, succion, mastication, déglutition).

 

    • La RÉÉDUCATION « PASSIVE » de problématiques  variées affectant, par exemple:
      • la modulation sensorielle (hypersenbilité, etc.),
      • le développement moteur (dyspraxie, trouble de la coordination, etc.),
      • les habiletés langagières orales (prononciation, compréhension, expression, etc.)
      • les habiletés langagières écrites (lecture, écriture, etc.)
      • la communication (autisme, etc…),
      • la sphère oro-myo-fonctionnelle (déglutition atypique, malocclusion etc…),

       

    • Une RÉORGANISATION DU SYSTÈME NERVEUX qui vise à :
          • défaire les compensations dysfonctionnelles ayant contribué à l’apparition du trouble,
          • harmoniser les patrons sensoriels, moteurs et pré-linguistiques pour les rendre compatibles à une intégration équilibrée des habiletés jusque-là entravées,
          • récupérer des fonctions perdues,  des habiletés jamais acquises ou altérées,
          • préparer l’organisme à atteindre son plein potentiel. 

         

       

Source: textes et dessins tirés du livre de Michèle Forestier: De la naissance aux premiers pas (Éditions Érès)

Qu’est-ce qui la distingue des approches conventionnelles ?

La méthode Padovan se démarque car elle considère que la pathologie est la conséquence d’un ensemble de compensations dysfonctionnelles survenues au cours du développement de l’enfant.

À l’inverse des approches conventionnelles:

  • La participation de l’enfant est d’abord passive.
  • Les séances (et les séquences de mouvements) sont rythmées par des comptines et des poèmes. Ces supports ont plusieurs fonctions:
    • offrir une enveloppe sonore mélodieuse,
    • stimuler le vocabulaire, la structure des phrases, la conscience phonologique, la représentation imagée du langage, l’imagination…,
    • détourner l’attention de l’enfant des mouvements exécutés,
    • favoriser le lâcher-prise afin d’éviter que l’enfant tente de contrôler les mouvements exécutés.

 

 

Un principe fondateur : l’interdépendance entre MARCHER – PARLER – PENSER

La méthode Padovan s’appuie sur les liens étroits qui existent entre la marche, la parole et la pensée :

      • Comme les fondations d’une maison, chaque étape du développement est essentielle.
      • À chaque étape, des connexions nerveuses sont créées et viennent affiner l’organisation du cerveau pour « préparer le terrain » et favoriser l’émergence et l’intégration de fonctions plus complexes.

 

ARTICULATION DU CORPS (MARCHE)

ARTICULATION DES MOTS (PAROLE)

ARTICULATION DES IDÉES (PENSÉE)

 

 

Notre expérience clinique nous a conduit à constater qu’environ 80% des enfants suivis pour des difficultés sensorielles, motrices ou langagières n’avaient pas ou peu marché à 4 pattes.

 

Un support physiologique : LA PLASTICITÉ CÉRÉBRALE

Quoi de mieux qu’une courte vidéo pour bien comprendre ce phénomène ?

Des illustrations, des chiffres, des comparaisons et des explications aident à mesurer la complexité de ce processus tout en montrant  l’étendue des possibilités de notre cerveau et de celui des enfants en particulier !

Jugez par vous-même !

 

En résumé :

La méthode Padovan :

Elle stimule la plasticité cérébrale grâce à des interventions fréquentes qui aident le système nerveux à se réorganiser.

Elle propose un cadre thérapeutique qui tente d’agir à plusieurs niveaux :

  • Langage et imagination : poèmes variés et constants
  • Motricité globale et latéralisation : mouvements rythmés et répétés (étapes de la marche)
  • Motricité fine et parole: séquences rythmées et répétées (mains, yeux, bouche)
  • Comportements, émotions, confiance en soi : renforcements positifs

 

En pratique:

Pour plus d’informations sur cette méthode, nous vous invitons à consulter notre site.

S’il vous semble que l’approche Padovan serait bénéfique pour votre enfant ou pour vous-même, nous vous suggérons de rencontrer l’un des professionnels de la clinique qui saura vous conseiller. Pour cela, il suffit de contacter le secrétariat au 514-224-8822.

 

 

 

 

 

 

 

Lire la suite

Compréhension de texte difficile, diverses habiletés en jeu

 

Quand un élève éprouve des difficultés de compréhension de texte, il existe rarement une cause unique à ces difficultés. En effet, décoder les mots ne suffit pas. Il faut se faire une image mentale de ce qu’on lit. Mais que faut-il faire exactement pour se créer cette image mentale?

 

 

Identification des mots

 

Source: azcoloriage

Décoder, identifier, comprendre :

  • Décoder les lettres pour identifier les mots est l’habileté de base à développer pour pouvoir comprendre un texte.
  • Typiquement, les élèves éprouvant des difficultés en identification de mots (ex : dyslexie) dédieront toutes leurs ressources mentales à essayer de déchiffrer ce qu’ils lisent.
  • Il reste ainsi peu de ressources pour réfléchir à la signification des mots lus, mettre en lien les différents mots et réfléchir au sens global de la phrase.
  • C’est comme si vous étiez en mesure de décoder les mots d’une langue étrangère sans la comprendre.

 

D’ailleurs, comment pouvez-vous garder en mémoire tout un paragraphe lorsque décoder deux mots vous a pris beaucoup de temps? Un enfant prenant du temps à décoder aura plus de difficulté à retenir toute l’information en mémoire.

 

 

Faire des liens et…des inférences

 

Nécessité de l’imagerie mentale:

  • Il s’agit de mettre en lien les différentes informations pour se former une image mentale complète, riche et cohérente de ce qu’on vient de lire.

    Source: Blog Hop’Toys

  • D’abord, il faut mettre en lien l’information lue en ce moment avec celle qu’on a lue dans les phrases et paragraphes précédents.
  • Cela nous permet de créer bien plus qu’une image mentale, mais plutôt un film mental au fur et à mesure qu’on lit.

 

Toutefois, pour bien comprendre ce qui se passe, relier entre elles seulement les informations lues dans le texte ne suffit pas. Voici un exercice:

 

IL ENFILA SA COMBINAISON, PLAÇA SES LUNETTES SUR SON VISAGE ET ATTACHA FERMEMENT SON HARNAIS. PUIS, IL S’APPROCHA DU BORD DE L’APPAREIL, TOURNA SA TÊTE VERS LE PILOTE, LE SALUA ET SAUTA DANS LE VIDE.

 

Qu’est-ce qui vous a permis de déduire qu’il s’agissait d’un parachutiste, puisque cela n’a pas été écrit explicitement dans le texte? Certains mots et expressions clés comme combinaison, harnais,  pilote et sauta dans le vide vous ont automatiquement fait penser au parachutisme.

 

source: slideshare

Relier les informations écrites aux connaissances personnelles:

  •  En d’autres termes, dans l’énoncé précédent, vous avez mis en lien l’information lue du texte avec vos propres connaissances générales sur le monde pour vous créer une image complète de la scène décrite.
  • Certains enfants peuvent avoir, pour diverses raisons, des connaissances sur le monde  (connaissances antérieures) limitées.
  • Ainsi, un enfant aura beau décoder avec facilité et se souvenir de toute l’information lue, s’il ne sait pas ce qu’est le parachutisme, il ne sera pas à mesure de comprendre le petit texte ci-haut.
  • L’exemple précédent présente aussi très bien la question des inférences : c’est la capacité de déduire une information nouvelle (non mentionnée explicitement dans le texte) en faisant des liens entre les différentes informations du texte mais aussi avec nos propres connaissances antérieures.
  • Pour les enfants avec difficultés langagières, réaliser des inférences représente souvent  une difficulté. Le grand défi de certains élèves est de savoir que tout n’est pas dit dans le texte, et qu’il faut déduire à partir des indices donnés.

 

 

Respecter la ponctuation

 

  • Certains élèves ne s’arrêtent pas aux points qui finissent les phrases. Ils lisent d’un trait tout un paragraphe sans avoir pu s’arrêter pour traiter l’information contenue dans une phrase.

 

  • Difficile de ne pas faire autre chose que du pur décodage dans ce cas-là, surtout si on ajoute les autres difficultés mentionnées plus haut. Il est donc important de s’arrêter à chaque phrase pour bien réfléchir à ce qu’on a lu.

 

  • Mais ce n’est pas tout, respecter les pauses représentées par les virgules est important pour comprendre la signification de ce qu’on lit. Par exemple, ces deux phrases signifient deux choses différentes, grâce à la virgule :

Tu manges, Fido?

vs.

Tu manges Fido?

 

 

Que faire pour aider un enfant en difficultés

 

Améliorer la fluidité de la lecture

  • Un suivi ciblé en orthophonie est souvent nécessaire

 

Enrichir les connaissances antérieures de l’élève :

  • Visionner des documentaires et des films éducatifs est pertinent,
  • Visiter des musées, des parcs nationaux, des jardins botaniques/zoologiques, des bibliothèques,
  • Naviguer sur le Web avec la supervision d’un adulte.

 

Enrichir le vocabulaire :

  • Nous n’en avons pas parlé mais rencontrer un mot inconnu dans un texte est moins intimidant et pose moins de difficulté que lorsque le texte est composé à 50% de mots qu’on ne connaît pas.

 

Lire un texte avec l’élève :

  • L’encourager à prendre une pause aux points et virgules.
  • L’amener à réfléchir et visualiser ce qu’il vient de lire.
  • Surligner les mots-clés au besoin.
  • Encourager le jeune à prédire ce qu’il va lire dans les prochaines lignes.
  • Ne pas hésiter, une fois le texte lu, à discuter de manière ouverte du texte (lancer un débat, demander une opinion avec justification) pour pousser l’élève à réfléchir davantage au texte et faire des liens avec son propre vécu ou ses propres réflexions sur le sujet.

 

 

Dès que vous jugez que les difficultés sont importantes, ne pas hésiter à consulter en orthophonie pour une évaluation et un suivi au besoin.

 

CLINIQUE EVOLUTION

Lire la suite

L’éveil à l’écrit: peut-on préparer nos enfants à apprendre à lire et à écrire ?

 

Oui !

Effectivement, les parents peuvent aider leurs enfants en les amenant à développer des habiletés à travers l’éveil à l’écrit.

 

Quelles sont ces habiletés d’éveil à l’écrit?

 

La correspondance grapho-phonémique

  • C’est la relation entre le nom de la lettre et le son associé : la lettre B fait le son /be/.

 

La conscience phonologique

  • C’est la capacité à distinguer et à manipuler les sons qui composent les mots.
  • Ainsi, faire des rimes, compter les syllabes, changer ou enlever les sons d’un mot etc. développent la conscience phonologique.

 

La conscience de l’écrit

  • Par conséquent, percevoir le schéma narratif, l’intonation, le rythme, la ponctuation, le sens de la lecture de gauche à droite etc. familiarisent les enfants avec des règles de lecture et d’écriture.

 

La compréhension des inférences

  • C’est la capacité à comprendre une information implicite en mettant en relation des indices contenus dans le texte et nos connaissances personnelles.

    source: terrafemina

  • C’est donc ce qui nous permet, entre autres, de comprendre ce qu’on lit ou ce qu’on nous raconte !
  • Par exemple: « la petite fille pédalait sur son moyen de transport à deux roues. Elle avait fière allure avec son casque neuf ! » Les indices et nos connaissances générales nous permettent de comprendre que la fillette fait du vélo.

 

Le vocabulaire (spécifique et général)

  • C’est le stock de mots que nous possédons pour nous exprimer et comprendre.
  • En effet, plus le vocabulaire est riche et élaboré, plus l’enfant est en mesure de comprendre le monde dans lequel il vit, d’utiliser un vocabulaire précis pour s’exprimer et d’enrichir sa pensée et son imagination.

 

 

LA PLUPART DE CES HABILETÉS SONT APPRISES À L’ÉCOLE. CEPENDANT, LES PARENTS PRÉPARENT CET APPRENTISSAGE À TRAVERS L’ÉVEIL À L’ÉCRIT


Pour aller plus loin, nous avons souhaité mettre à votre disposition un outil supplémentaire pour accompagner votre enfant dans cet apprentissage : la lecture enrichie !

 

La lecture enrichie, qu’est-ce que c’est ?

C’est une façon de rendre la lecture d’une histoire interactive en rendant votre enfant actif dans son écoute du récit.

Il est donc important de lui poser des questions pendant la lecture. En effet, cela permet de développer et d’enrichir sa capacité à:

    • Verbaliser ses pensées,
    • Poser des questions,
    • Montrer ce qu’il a compris,
    • Imaginer les sentiments d’un personnage,
    • Deviner ce qu’il va se passer,
    • Deviner le sens d’un mot nouveau,
    • etc.

Source: Renaud Bray

 Comment mettre en place la lecture enrichie ?

Tout d’abord, nous vous suggérons de lire l’histoire avant de la raconter à votre enfant. Cela vous permettra de trouver des exemples à utiliser pour développer les habiletés mentionnées.

 

Voici quelques exemples d’activités à faire avec votre enfant lors de la lecture d’un livre :

Observez le livre avec votre enfant :

  • Où est le titre? Qui a écrit l’histoire ? Dans quel sens on tient le livre ? Combien y a-t-il de pages ?
  • Montrer aussi que la lecture se fait de gauche à droite, que les phrases commencent par des majuscules et finissent par des points, etc.
  • Vous pouvez également observer les illustrations et imaginer de quoi va parler l’histoire…

 

Segmenter des mots en syllabes et trouver le premier et le dernier son :

  • Trouvez quelques mots qui se prêtent au jeu et amusez-vous à les manipuler avec votre enfant.
  • Vous pouvez aussi transformer les mots, inverser les syllabes, inventer des mots etc.
  • Par exemple:  dans « chocolat », il y a 3 parties : cho/co/lat. Ça commence par « chchch » comme dans « chut » et ça finit par « a » comme dans « ananas »

Source: Renaud Bray

Faire des rimes et inventer un poème :

  • D’expérience, jouer avec les prénoms facilite la compréhension de la notion de rime.
  • Il suffit de choisir les prénoms de personnes connues par l’enfant et d’y associer un mot qui rime.
  • Par exemple: Nicolas aime le chocolat, Sophie a peur des souris, maman a mal aux dents, et toi ?…

 

 Trouvez des inférences dans le texte :

  • Premièrement, l’idée est d’attirer l’attention de votre enfant sur une information implicite pour le faire verbaliser et dérouler son raisonnement.
  • Par exemple: « L’ours prend un parapluie avant de sortir pour sa journée d’aventure ».
  • Par la suite, vous pouvez poser des questions à votre enfant : à ton avis, pourquoi l’ours prend son parapluie ? Comment sais-tu qu’il pleut…?

 

Choisir trois mots de l’histoire et chercher leur signification :

  • En premier lieu, il est important de demander à l’enfant ce que le mot choisi veut dire.
  • Puis, en fonction de sa réponse, l’inviter à aller vérifier la définition de ce mot.
  • À cette occasion, vous pouvez lui montrer comment chercher un mot  dans le dictionnaire ou encore lui montrer des images du mot en question etc.

 

 

Comptez le nombre d’apparition d’un mot :

  • D’abord, choisissez un livre où certains mots de vocabulaire sont récurrents.
  • Puis, montrez ce mot à l’enfant et dites-le avec emphase lorsqu’il apparait dans le récit.
  • Ensuite, amusez-vous à compter le nombre de fois où le mot est écrit.
  • Sans avoir appris à lire, l’enfant alors se met à reconnaître rapidement le mot !

 

Amenez votre enfant à suivre la ligne que vous lisez avec son doigt :

  • Aidez-le à s’ajuster en lui expliquant qu’il va trop vite ou trop doucement, en lui montrant quel mot vous êtes en train de lire…
  • Vous pouvez également lui faire des devinettes du type « où est le mot…? »

 

VOTRE IMAGINATION ET VOTRE INSPIRATION SONT VOS MEILLEURS ATOUTS DANS CE GENRE D’ACTIVITÉS !

 

Le plus important à retenir…

 

La lecture répétée d’une même histoire est essentielle :

  • La première lecture est décisive ! Car c’est celle-là qui donnera envie à votre enfant de l’écouter encore et encore !
  • Lorsque vous racontez l’histoire, amusez-vous  à interpréter les personnages, à prendre différentes voix, à commenter, à impliquer l’enfant en lui demandant son avis, à attirer son attention sur un mot, un jeu de mot, un dessin, une situation etc…

 

  • Pendant les autres lectures, vous pouvez leur poser des questions ou leur demander de vous raconter l’histoire à leur tour puisqu’ils y seront familiarisés.
  • De plus, vos enfants vont profiter du modèle que vous leur avez fourni pendant la première lecture et ils vont intégrer cette information quand ils la répèteront !

 

La participation active de votre enfant est importante.

  • En effet, cela va le motiver pendant la lecture et favoriser ses apprentissages.
  • Aussi, cela encourage le goût pour la lecture en autonomie, lorsque l’apprentissage sera consolidé !

 

 

 

Des questions ou des inquiétudes ?

Pour finir, si vous avez des questions ou si vous pensez que votre enfant a besoin d’un appui plus important pour accompagner son apprentissage de la lecture et de l’écriture, vous pouvez nous contacter au 514-224-8822 ou en visitant notre site pour avoir des renseignements sur nos services d’orthophonie et de tutorat. Des places sont disponibles à nos deux points de services à Lasalle et à Vaudreuil-Dorion. Nous sommes là pour aider votre enfant avec tous ses besoins langagiers et académiques.

Nous vous invitons également à visiter notre page Facebook sur laquelle nous publions et partageons régulièrement des articles et des vidéos dans le but de nourrir votre réflexion et votre curiosité sur le développement des enfants !

 

L’ÉQUIPE DE CLINIQUE ÉVOLUTION

Lire la suite

Stimuler le langage de mon enfant : trucs et astuces

 

 

Entendons-nous bien: toute situation de la vie quotidienne est une occasion de discussion, d’échange, d’explication, de narration, etc. Bref, notre quotidien regorge de situations propices à la stimulation du langage des tout-petits et des plus grands !

À travers ce blogue, nous souhaitons attirer votre attention sur des attitudes et des activités bénéfiques au développement langagier de votre enfant.

 

Quelques astuces favorables au développement langagier :

 

Suivez les intérêts de votre enfant:

  • Votre enfant sera plus intéressé à communiquer et à interagir avec vous si vous vous intéressez au jouet qu’il prend, à ce qu’il mange ou au livre qu’il regarde…
  • Lorsque votre enfant est concentré sur quelque chose, décrivez-lui ce qu’il regarde ou ce qu’il fait.

 

Servez-lui de modèle :

  • Lorsque vous parlez à votre enfant, placez-vous à son niveau pour qu’il puisse voir votre visage. Il pourra ainsi s’imprégner de vos mimiques et d’un bon modèle articulatoire.
  • Reformulez derrière lui en bonifiant ses productions.
  • De plus, il n’est pas nécessaire de faire répéter l’enfant pour qu’il enregistre le bon modèle.
  • Par exemple: lorsqu’il dit « toto » pour gâteau, offrez-lui un modèle enrichi : « Tu veux manger le gros gâteau. Hummm, le gâteau a l’air bon.»

 

 Ralentissez votre débit :

  • Les enfants ont tendance à reprendre les modèles.
  • En parlant plus lentement, ils distingueront plus facilement les sons que vous prononcez, les mots que vous utilisez, les phrases que vous formulez…

crédit photo: éducatout

 

Accordez un délai de réponse :

  • Laissez à l’enfant le temps de vous répondre pour voir s’il dit quelque chose.
  • La conversation peut alors se poursuivre en fonction de ce que l’enfant a dit.
  • Cela lui montre la réciprocité de l’échange et fait de lui un vrai partenaire de communication.

 

 Décrivez ce que vous faites :

  • Lorsque vous êtes en action, profitez-en pour expliquer ce que vous faites.
  • Produisez des phrases simples mais complètes.
  • Vous utilisez peut-être la forme: « Maman va faire un gâteau » ou bien « Lucie veut manger le gâteau ». Préférez :  « Je vais faire un gâteau », « Tu veux manger le gâteau ».

 

Aménagez des temps de causette à 2 :

  • Réservez des moments pour discuter seul à seul avec votre enfant.
  • Ainsi, vous éviterez d’être coupé par son frère ou sa sœur, le téléphone ou votre conjoint(e).
  • Tous les prétextes sont bons pour jaser : lors des repas, du bain, du ménage, de la sortie au parc, d’une visite chez grand-maman et grand-papa… Mais aussi en lisant des histoires, en jouant, en rangeant …

 

Mais surtout : ayez du plaisir à communiquer !

 

Quelques activités pour stimuler le langage :

 

Chanter des berceuses et des comptines :

Source: Renaud Bray

Comptines à gestes pour les tout-petits :

  • Elles sont riches en intonation et en rimes.
  • Les gestes facilitent la compréhension de l’enfant : il imite les gestes de l’adulte collés aux paroles de la comptine.
  • Elles sont aussi une entrée privilégiée dans la symbolisation, propre au langage : les gestes deviennent porteurs de signification.

 

Comptines et chansons pour les petits et les plus grands:

  • Les comptines affinent la perception du rythme et la conscience phonologique dont les enfants ont besoin pour apprendre à parler, à lire et à écrire.
  • La mélodie facilite la mémorisation des paroles. Elle contribue ainsi à enrichir le vocabulaire et les habiletés morphosyntaxiques (structures des phrases).
  • En chantant, vous stimulez donc votre enfant sur le plan langagier à travers des sons, des rimes, des mots, des structures de phrases récurrentes… 

 

Crédit Photo: Pinterest

Raconter des histoires :

  • Les enfants apprécient généralement qu’on leur raconte des histoires. Cela peut, par exemple, devenir le rituel du coucher et vous offrir un moment privilégié de partage et de tendresse à deux.
  • Pendant une période, les enfants vont vouloir toujours la même histoire ! C’est parfois lassant pour les parents, mais pour eux c’est un moyen de s’imprégner du vocabulaire, des tournures de phrases, des intonations, du schéma narratif etc.
  • Quand une même histoire a été lue, relue et re-relue, vous pouvez changer les rôles et demander à l’enfant de vous raconter l’histoire. Aidez-le en posant des questions sur la suite de l’intrigue, les sentiments du personnage, etc…
  • Il faut aussi faire des liens avec son vécu. Par exemple, le personnage de l’histoire a perdu son chien. Tu te souviens, c’est comme nous quand on croyait que Fido était parti, mais il était juste caché dans le jardin. Crois-tu que le personnage va aussi retrouver son chien ?

    Source: Renaud Bray

  • De plus, les récits et les contes sont l’occasion d’aborder certains thèmes de la vie humaine : la naissance, la différence, la liberté, la colère, la tristesse, la mort, la séparation… Toutefois, le contenu est adapté au niveau de compréhension de l’enfant et transmis dans un cadre sécurisant : votre voix ! Pour l’aider à gérer ses émotions, par exemple, voici quelques suggestions.
  • Les images sont également importantes car elles sont d’excellents supports de discussion et de commentaire. Vous pouvez donc varier les plaisirs en choisissant des livres sans texte ou des albums aux illustrations riches (pas trop simples, pas trop collées au texte…).
  • Allez visiter la bibliothèque de votre quartier ! C’est l’occasion de découvrir, regarder, sentir, feuilleter les livres et de laisser votre enfant explorer et choisir !

 

Source: Archambault

 

Les histoires éveillent à l’écrit et développent l’imagination!

 

Jouer, jouer, jouer

 

  • Non seulement le jeu est une activité agréable mais c’est aussi une source d’apprentissage immense : respect des règles, tour de rôle, habiletés sociales, apprendre à perdre… À quoi s’ajoutent des apprentissages auxquels on pense plus volontiers : lexique de la nourriture avec la dinette, des parties du corps  avec le poupon, des moyens de transport avec les autos etc…
  • Un enfant qui joue n’a pas l’impression d’apprendre ou de travailler !! Encore faut-il offrir des supports qui soient stimulants !!

 

Quelques idées de jeux :

 

  • Chasse au trésor (dans le sable, bain de mousse, sac de billes…) où on cache des images (plastifiées) ou des figurines que l’enfant doit trouver à tâtons.
  • Parcours de l’aventurier : l’enfant doit se rendre d’un point A à un point B du salon par exemple sans toucher le sol et récupérer un certain nombre d’images/d’objets sur le chemin.
  • Jeux de memory, pige dans le lac et de loto sont faciles à fabriquer, avec votre ou vos enfants. Internet est une mine d’or à explorer pour vous inspirer!
  • Jeux de construction en bois permettent à l’enfant d’imaginer, de créer, de s’organiser, de manipuler les pièces de bois, de fabriquer toutes sortes de construction et….tout détruire pour recommencer ! Quel plaisir!

  • Jeux de village/maisonnette/ ferme offrent aux enfants la liberté de créer des scénarios et des dialogues sans cesse renouvelables!
  • Jeux de rôles (jouer au docteur, à l’école, à la marchande etc.) sont des activités qui familiarisent l’enfant avec différents types de dialogues et lui font découvrir ses habiletés pragmatiques puisqu’il doit endosser le rôle d’un personnage et les caractéristiques qui le définissent!

 

Le jeu permet à l’enfant de se construire, de comprendre et d’apprivoiser le monde  afin de pouvoir s’y intégrer.

Quand on y réfléchit, tout le monde joue, même les adultes !

 

Vous êtes inquiet du développement langagier de votre enfant?

Malgré de bonnes attitudes et des activités variées, votre enfant semble avoir des difficultés à s’exprimer, à comprendre ou à communiquer? Nous vous invitons à prendre contact avec nous. Notre équipe est composée d’orthophonistes qui proposent leurs services dans nos deux points de services situés à Lasalle et à Vaudreuil. En rencontrant votre enfant, elles pourront analyser son développement langagier et déterminer ses besoins!

 

CLINIQUE ÉVOLUTION

Lire la suite

Jeux vidéo: quelles conséquences sur le cerveau des enfants?

La semaine du cerveau qui se déroule outre-Antlantique est l’occasion de faire le point sur les neurosciences!

L’arrivée du numérique et des nouvelles technologies dans nos vies et celles de nos enfants est révolutionnaire.  Toutefois, il est temps de s’interroger sur l’impact des écrans sur le développement cérébral des enfants.

 

Le cerveau des enfants du numérique

 

Voici une capsule vidéo qui résume bien les effets du digital sur le cerveau des enfants et des adolescents.

 

 

Et le corps dans tout ça ?

Force est de constater que plus les enfants sont utilisateurs d’écrans plus ils sont sédentaires.

Or, en bougeant moins,  les expériences motrices et sensorielles sont plus rares.  Pourtant, ces expériences sont fondamentales dans le développement du cerveau et du langage en particulier. Beatriz Padovan, et avant elle Rudolf Steiner, ont d’ailleurs développé l’idée d’une interdépendance des trois grands mouvements neuro-évolutifs: marcher, parler, penser!

 

Nous pourrions résumer les choses de la façon suivante:

 

Marcher

  • Pensons au nombre d’étapes que l’enfant traverse avant de pouvoir se redresser et se déplacer sur ses jambes. Il s’agit de mouvements qui mobilisent le corps entier (jambes, bras, tronc, tête).
  • Souvenez-vous des premières années de vie de votre enfant et de la vitesse de son évolution! En 3 ans environ, l’enfant passe d’une position couchée à la capacité de courir et de sauter après avoir rampé, roulé, marché à quatre pattes, été accroupi etc.

 

Parler

Nous renvoyons ici aux étapes que l’enfant traverse avant de pouvoir formuler des phrases complètes. En effet, tout commence par le cri. Puis les jeux vocaux et le babillage apparaissent et se diversifient. Enfin, les premiers mots, les premières combinaisons de mots et les phrases émergent à leur tour.

Toutefois, ces étapes sont portées par des fonctions que l’on nomme « pré-linguistiques » puisque qu’elles se développent avant l’émergence du langage et de la communication:

  • La respiration qui est la ressource primordiale de la parole (poumons, cordes vocales, nez et bouche).
  • La succion qui assure le renforcement des structures qui soutiennent la parole (joues, lèvres, langue).
  • La mastication qui favorise le rythme et la stabilité du système (mâchoire, dents, langue).
    • Pensez à une personne âgée qui tente de vous parler sans sa prothèse dentaire: sans le soutien des dents, les lèvres et la langue perdent leurs points d’appui et leurs repères. Dans ce cadre, la personne a plus de difficulté à s’exprimer et à se faire comprendre!
  • La déglutition, enfin qui contribue à renforcer les muscles de la langue (17 au total!) et sa mobilité. À ce propos, il faut savoir que les points d’appui de la langue lorsqu’on avale sont les mêmes que lorsque l’on prononce les différents sons de la parole.

Bref, la parole résulte d’une série de mouvements précis et complexes qui s’organisent et se coordonnent dans un espace plus petit: la bouche.

 

Penser

  • De manière schématique, nous pensons ici à tous les mouvements de la pensée: depuis la sensation de faim chez le nourrisson jusqu’au raisonnement logique chez les plus grands! On voit aisément la diversité et la complexité des étapes du développement cognitif!
  • On peut illustrer cela de manière très visuelle lorsque l’on imagine la transmission des informations dans notre cerveau à travers le dédale de neurones qui le composent et les mouvements neurologiques qu’elle suppose. Pensez ici à la commande motrice par exemple!
  • On peut l’illustrer de manière plus générale en donnant des exemples concrets de mouvements cognitifs:  la flexibilité mentale, le raisonnement hypothético-déductif, les habiletés sociales et tant d’autres encore! C’est la mobilité de la pensée qui permet à l’individu de s’ajuster et de s’adapter constamment à son environnement !
  • Pour finir, on peut donner l’exemple de notre faculté de mémoire. En effet, grâce à elle nous pouvons « revenir » dans le passé sans bouger physiquement, seulement en mettant nos souvenirs en mouvement!

 

Pour aller plus loin…

La compréhension de cette interdépendance et de l’importance du mouvement dans le développement de l’enfant a entrainé l’apparition d’une approche thérapeutique  globale pour traiter les troubles sensoriels, moteurs et langagiers. Il s’agit de la méthode Padovan ou Réorganisation Neuro-Fonctionnelle.

Si vous souhaitez en savoir plus à ce sujet, nous vous invitons à visiter notre site internet ! Sachez enfin que nous proposons ce mode de prise en charge dans nos deux cliniques de Lasalle et de Vaudreuil!

 

 

CLINIQUE ÉVOLUTION

 

 

 

 

 

 

Lire la suite

Bilinguisme, enfant bilingue: mon enfant est-il en retard, ou bien en plein apprentissage?

 

Développement du langage et bilinguisme: les enfants bilingues font l’objet de nombreuses interrogations à propos de leur développement langagier, qu’en est-il réellement?

 

  • Vous parlez deux langues à la maison?
  • La question du bilinguisme vous interpelle?
  • Votre enfant évolue dans un contexte bilingue et il vous semble en retard par rapport à ses pairs?
  • Vous vous inquiétez, mais tout le monde vous répond que « c’est normal »?

 

Cet article cherche à démystifier les particularités de l’acquisition du langage en contexte de bilinguisme et à vous informer face aux « drapeaux rouges » qui pourraient vous inciter à consulter un orthophoniste.

 

♦ Ce qui est normal

C’est vrai: le développement du langage des enfants bilingues comporte certaines particularités. Cependant, ils peuvent atteindre un niveau de langage équivalent à leurs pairs monolingues, et ce dans les deux langues.

Lors de l’acquisition d’une seconde langue, plusieurs comportements peuvent être observés :

Interférence/transfert :

  • les enfants peuvent utiliser les structures d’une langue dans la seconde, et vice-versa. Par exemple, ils peuvent formuler une phrase en français en employant l’ordre des mots de l’anglais.

Période de silence :

  • quand l’enfant apprend une deuxième langue, il est probable qu’il parle moins pendant un moment. En effet, il est davantage concentré à comprendre. Sa compréhension de la langue sera alors supérieure à ce qu’il peut produire dans cette même langue.

Code-switching :

  • les enfants peuvent également inter-changer les langues, et ce à l’intérieur d’une même phrase. Le code-switching est notamment relié au développement des fonctions exécutives mentionnées dans l’article précédent. Il n’est donc pas inquiétant de l’observer chez les très jeunes enfants.

 

C’est faux de penser qu’un enfant confronté au bilinguisme devrait nécessairement être moins avancé que ses pairs monolingues. Par exemple, sur le plan du vocabulaire, on s’attend à ce qu’un enfant bilingue ait un vocabulaire plus faible dans chaque langue séparément, mais que la combinaison du nombre de mots connus dans chacune des langues soit égale ou supérieure au nombre de mots connus par un pair monolingue.

Certaines études ont même démontré que les enfants bilingues présenteraient un avantage cognitif, avec notamment, des meilleures habiletés métalinguistiques (conscience des processus langagiers), nécessaires aux apprentissages.

 

♦ Quand consulter?

Si l’enfant présente des difficultés langagières, non uniquement dues à l’apprentissage d’une seconde langue, celles-ci seraient présentes dans les deux langues.

De plus, les premiers mots ainsi que les combinaisons de mots devraient apparaître au même âge que chez un enfant unilingue. Voici donc quelques « drapeaux rouges » qui peuvent vous alerter :

⊗ Ne dit pas encore de mots entre 18 et 24 mois.

⊗  Ne fait pas de combinaisons de mots entre 24 et 30 mois.

 

Comme chez un enfant unilingue, vous pouvez également rester vigilants face à plusieurs aspects tels que la communication par les gestes, la quantité de babillage ainsi que sa variété, la compréhension de consignes avec ou sans indices visuels, etc.

 

♦ Quelques conseils

Voici quelques astuces pouvant favoriser le développement du langage de votre enfant en contexte de bilinguisme:

 

Parlez la langue dans laquelle vous êtes le plus à l’aise.

  • On veut établir une ambiance agréable, donner un bon modèle à l’enfant, ce qui est plus facile à faire dans notre langue maternelle. Il n’est donc pas conseillé de ne parler que la langue parlée à la garderie ou à l’école si ce n’est pas celle avec laquelle vous êtes le plus confortable. Bref, on souhaite que l’enfant associe la communication à quelque chose de positif, et qu’il bénéficie d’un modèle riche.

Si possible, appliquez la stratégie un contexte, une langue selon laquelle on associe une langue à un contexte en particulier.

  • Par exemple, vous pourriez décider de ne parler qu’en français à l’enfant, et que votre conjoint ne lui parle qu’en anglais. Ou alors, l’heure du bain se déroule toujours en français, alors que le souper se déroule en anglais. Cette structure favorisera la distinction des deux langues chez l’enfant confronté au bilinguisme.

 

N’oubliez pas que tous les enfants naissent avec la capacité d’apprendre plusieurs langues, et ce même s’ils éprouvent des difficultés langagières.

 

♦ Vous avez un doute? Venez nous rendre visite!

Si vous vous inquiétez du développement langagier de votre enfant, vous pouvez contacter notre réceptionniste pour prendre rendez-vous au 514-224-8822. Nos orthophonistes pourront mener des évaluations en français et en anglais, et vous conseiller pour la suite des choses.

L’ÉQUIPE DE CLINIQUE ÉVOLUTION

Références

  1. American Speech-Language-Hearing Association. (2017). Bilingual Service Delivery.
  2. Daviault, D. (2011). L’émergence et le développement du langage chez l’enfant. Chenelière éducation
  3. Desmarais, S. (2010). Guide du langage de l’enfant de 0 à 6 ans. Québécor.
Lire la suite

Rôle des fonctions exécutives dans le développement et la réussite scolaire des enfants

Planifier pour exécuter des tâches complexes, contrôler ses émotions, imaginer, s’organiser… voici quelques exemples de l’implication des fonctions exécutives dans notre vie et celle de nos enfants.

Les fonctions exécutives se développent jusqu’à 25 ans. De plus, elles peuvent, dans une certaine mesure, prédire la réussite scolaire des jeunes.

 

Vous avez dit fonctions exécutives?

 

On parle, entre autres, de trois grandes habiletés :

L’INHIBITION

  • permet d’éviter de réagir de manière impulsive,
  • permet de bloquer des réactions non-pertinentes face à une situation donnée.
  • Par exemple, gérer ses émotions ou se retenir de parler à un moment inopportun.

LA MÉMOIRE DE TRAVAIL

  • permet de mémoriser une information  pour l’utiliser dans un bref délai.
  • Par exemple, faire un calcul mental, exécuter des consignes longues ou encore retenir un numéro de téléphone.

LA FLEXIBILITÉ MENTALE

  • permet d’être souple face à une situation donnée.
  • permet de changer de stratégie, de prendre en compte des points de vue différents, de trouver la solution à un problème de différentes manières etc.

Les fonctions exécutives interviennent à différents niveaux!

 

Concrètement, ça sert à quoi?

 LES APPRENTISSAGES…

Ces habiletés sont très mobilisées à l’école et leur sollicitation augmente à mesure que les exigences académiques et les apprentissages se complexifient. En effet, ces fonctions nous permettent aussi de consolider nos apprentissages et de faire des liens avec nos connaissances antérieures.

On a notamment besoin des fonctions exécutives pour exécuter des tâches nouvelles et complexes. Elles nous permettent alors de planifier et d’organiser la démarche de résolution de problèmes, par exemple. Elles amènent également à évaluer si la solution adoptée fonctionne et à modifier notre démarche au besoin.

 

LA SOCIALISATION…

Les fonctions exécutives interviennent également dans le développement de la gestion émotionnelle. En effet, c’est grâce à elles que nous nous adaptons à nos pairs et que nous interagissons avec eux de manière socialement adaptée. La régulation des émotions affecte ainsi la socialisation des jeunes.

 

LA MAÎTRISE DE SOI…

La vidéo qui suit permet de comprendre le rôle des fonctions exécutives dans le contrôle et la maîtrise de soi-même à travers la fameuse expérience du Marshmallow.

Saviez-vous que…?

Le neuropsychologue évalue les fonctions exécutives et peut diagnostiquer un déficit des fonctions exécutives. D’autres professionnels (orthophonistes, ergothérapeutes) peuvent repérer certains signes de difficultés et les prendre en charge. Toutefois, soyez rassurés: les fonctions exécutives peuvent s’améliorer. Des outils et des stratégies peuvent vous être transmis pour les consolider!

 

Pour plus d’informations, n’hésitez pas à nous contacter par téléphone au 514-224-8822 ou envoyer un courriel à contact@cliniqueevolution.ca, pour poser vos questions. Il nous fera plaisir de vous répondre!

 

L’équipe de Clinique Évolution

 

Lire la suite

Une clinique multidisciplinaire, maintenant à Vaudreuil

 

Nous avons travaillé fort afin de vous offrir un environnement optimal de réhabilitation et d’apprentissage dans notre clinique multidisciplinaire située à Vaudreuil.

 

Saviez-vous que…?

 

Nous offrons maintenant des services en ergothérapie, en orthophonie, en neuropsychologie, en psychologie ainsi que du tutorat dans notre clinique multidisciplinaire.

 

Nos intervenants travaillent avec des personnes de tous âges.

De plus, l’ergothérapeute et les orthophonistes de la Clinique Évolution sont bilingues et offrent leurs services en anglais et en français.

 

Les intervenants de Clinique Évolution peuvent également se déplacer dans les secteurs à proximité du point de service:

  • à la garderie,
  • à l’école
  • ou à domicile

 

Par ailleurs, nos intervenants travaillent en collaboration étroite avec leur équipe de la Clinique. De la même façon, ils sont soucieux de mettre en place un partenariat actif avec:

  • la famille,
  • le milieu éducatif (garderie, école) et
  • les autres professionnels intervenant auprès de l’individu.

 

Nous offrons aussi la méthode Padovan ®, approche thérapeutique globale de réorganisation neuro-fonctionnelle qui:

  • s’inscrit dans la logique du développement de tout être humain
  • s’appuie sur l’interdépendance des trois grands mouvements neuro-évolutifs : marcher, parler, penser

 

Clinique Évolution arrive à Vaudreuil

Que font les professionnels de Clinique Évolution?

 

Notre ergothérapeute est formée pour :

  • Évaluer et traiter bien plus que les difficultés de motricité fine.
  • Travailler les habiletés de motricité globale, les habiletés visuomotrices, les soins liés à l’autonomie dans la vie quotidienne, l’intégration sensorielle, la calligraphie, la perception visuelle et plus encore…

 

Nos orthophonistes, quant à elles, sont formées à l’évaluation et au traitement:

  • Des difficultés rencontrées dans plusieurs domaines spécifiques tels que le langage, la communication, la parole, la voix ou encore la déglutition,
  • De tous les aspects langagiers incluant la compréhension et l’expression orale, les habiletés de lecture et d’écriture ainsi que les habilétés sociales qui touchent le langage, pour ne citer que ceux-ci.

 

Notre psychologue et neuropsychologue est habilitée à :

  • Diagnostiquer le trouble déficitaire de l’attention avec hyperactivité et impulsivité (TDAH),
  • Soutenir les enfants qui éprouvent de l’anxiété ou du stress,
  • Accompagner  les enfants colériques et oppositionnels,

Elle peut, enfin, rédiger des recommandations relatives à des dérogations scolaires.

 

Nos tuteurs :

  • Offrent du soutien scolaire aux élèves du primaire et du secondaire.
  • Peuvent aider vos enfants à dépasser leurs difficultés académiques et à récupérer le retard accumulé à l’école.

 

Pour finir, nos intervenants ont des heures flexibles et offrent des heures des services après l’école afin de mieux répondre à votre horaire et à vos besoins.

 

La Clinique Évolution est facilement accessible par les autoroutes 20, 30 et 40.

 

CLINIQUE EVOLUTION

Lire la suite